mercredi 23 mars 2011

Fin de la période métropolitaine (Page: 40)


Nous avons pris notre retraite tous les deux à 60 ans, après 42 ans de travail avec des périodes de bien-être et des périodes de vache maigre.

Au début de notre retraite, nous sommes restés quatre ans dans la région parisienne à visiter Paris et les alentours, après quoi, nous sommes partis nous installés sur l’île de La Réunion, pour retrouver et être proche de nos enfants et petits enfants.

Et c’est ainsi que se clôture notre période France Métropolitaine. 


 
Ci dessus un souvenir des hivers rudes, la cheminée était de rigueur. 

La décoration a été faite par un ami architecte décorateur Michel-Jacques P.
La cheminée était en tôle épaisse, traitée avec une patine noire. Elle est suspendue à 40 cm du sol avec un foyer ouvert protégé par une grille. On pouvait faire des grillades grâce à une grande grille métallique. En fond de mur, un revêtement en briques de « Vaugirard » finissait l’ensemble et donnait un ensemble harmonieux et chaleureux.


                                                                           Andrée
                                                                       Georgette (Bibi)
                                                                      Odette (Ysia)
Ci-dessus, mes trois soeurs, il manque la 4ème, Nanie.



Opérations "Coup de Poing" (Page: 39)



Pendant nos années de travail, et profitant des ponts de congé de trois jours ou plus, nous faisions ce que nous appelions les opérations « Coup de poing », avec nos amis Jean-Claude et Josyane, des amis de longue date, nous prenions la route soit au Nord, la Hollande, Anvers, Amsterdam, Volendam, soit à l’Ouest vers Cherbourg, le Nez de Jobourg, au Sud, vers l’Espagne.

Au Nord Ouest du département,la presqu’île de la Hague recèle de nombreuses surprises : le Nez de Jobourg (les plus hautes falaises, 128 m de haut), la baie d’Elcagrain, le port Racine (le plus petit port de France)…Le cap de la Hague offre des paysages de toute beauté et a gardé, pour l’essentiel, ses villages et son habitat traditionnel.

Les kilomètres ne nous faisaient pas peur, nous étions deux à conduire, on avalait du bitume à plein régime.

Professionnellement et socialement, nous avons gravi chacun de notre côté, Mady et moi les échelons de la hiérarchie, je passe les détails, il y a eu des hauts et des bas, comme tout un chacun.
 

Baie d'Halong (Page: 38)



Quelle drôle d’embarcation au premier plan, un panier en osier avec un enduit étanche.
Il fallait voir avec quelle dextérité, les vietnamiens manipulent la rame en godille pour faire avancer et sans renverser le frêle esquif.

                                                   
                                                   La baie d'Halong

Voyages, voyages... (Page: 37)



Plus tard, les enfants étant plus âgés, et qu’ils ne nous accompagnaient plus en vacances, nous profitions pour faire des voyages plus lointains.

La Thailande, l’Egypte en croisière sur le Nil, Israël dans les kibboutz, la Chine sur la route de la soie et le Viet Nam, pays de mon enfance.
 
Le Viet Nam que j’ai quitté à l’âge de treize ans en Juin 1949, que j’ai retrouvé avec beaucoup d’émotions en 1996, plus de cinquante après.

Le souvenir de mon enfance me sautait aux yeux et me nouait la gorge, je retrouvais ma Cochinchine, mon Indochine.

J’ai retrouvé mon pays tel que je l’avait quitté, mis à part les grandes villes, mon village de Buu Hoa, le kiosque à musique, le pont Eiffel, le bras mort de la rivière où nous nous étions réfugiés pendant six mois sur une jonque.

Je n’ai pas retrouvé l’usine de mon père qui a été incendiée et  entièrement démolie, il ne restait plus aucune trace.

Varna, les "Sables d'or" (Page: 36)


Prenant mon courage à deux mains, j’ai fait le chemin du retour en roulant doucement. Nous somme arrivés sans encombre à Limeil-Brévannes, je n’ai rien fait à mon doigt de pied, il est resté immobile et flasque mais ce n’est pas gênant, n’étant pas un sportif de haut niveau.

Le plus long voyage que nous ayons effectué avec les enfants, c’était la Bulgarie et la Turquie.
Cette fois-ci, ce n’était pas avec la caravane, mais en camping, nous avons traversé toute l’Europe, d’Ouest en Est, l’Allemagne, l’Autriche la Yougoslavie et enfin la Bulgarie où nous avions des cousins éloignés à Varna sur le bord de la Mer noire.
Je passe les péripéties du voyage, en arrivant à Sofia, nous étions repérés par la milice de quartier, c’était encore du temps du bloc soviétique. Nous étions accueillis par la femme d’un pasteur protestant, mais ne fallait pas que l’on soit ensemble, la femme du pasteur marchait à dix mètres derrière nous.
Devant le magasins, il y avait des queues interminables, soit pour de la viande soit pour des légumes, à cause de la pénurie de produits alimentaires. Les meilleurs morceaux de viande et la meilleure production maraîchère étaient réservés à l’exportation ou pour les hôtels de luxe.

A Varna, nous étions logés dans le complexe hôtelier « Les Sables d’or », formé par des nombreux hôtels gérés par l’Etat. Beaucoup de touristes venant d’Allemagne de l’Est, étaient les préférés des serveurs en raison de leur opinion politique. Nous, les petits français, nous étions mal vus, considérés comme des éternels râleurs et près de leur porte-monnaie. Heureusement pour nous, un cousin éloigné, du nom de Sarkis, veillait au grain,  il s’occupait de nous personnellement.

Décidant de faire une extension jusqu’en Turquie, à Istamboul, nous prenons le bateau pour traverser la Mer noire, bien mal nous en a pris, nous étions logés dans l’étrave du bateau, en fin fond de la cale. Toute la nuit, nous étions secoués comme des sacs à patates, tangage et roulis se succédant à un rythme infernal, nous n’avons pas fermé l’œil de la nuit.

En arrivant le lendemain matin, nous sommes allés visiter le Grand Bazar, le plus grand Souk de Turquie, c’est à ce moment là que nous avons perdu nos enfants dans la foule à cause d’un moment d’inattention.
Nous les avons cherché partout, courant dans tous les sens, nous les avons enfin retrouvé à l’arrêt des autocars, heureusement qu’ils se sont souvenus de son emplacement.
Après une visite au trop des merveilles de Constantinople, le Palais Topkapi, le Pont Galata qui enjambe la Corne d’Or, et assistés à une soirée orientale avec danse du ventre, au bout de trois jours, nous avons repris le bateau en sens inverse.

Les grands lacs italiens (Page: 35)


Eric et Thierry étaient sur les caisses à savon, les « Optimistes » et moi sur les dériveurs légers, 420, 5o5, Ponant, Mothe et Laser. Petit à petit les enfants ont rejoint leur père sur les gros engins.
Les exercices de navigation, les prises de vent, de déssallage, choisir un cap et louvoyer en tirant des bords, n’avaient plus de secret pour nous, nous sommes devenus des bons skippers.

 Avec les enfants et notre caravane, nous avions effectué beaucoup de voyage en Europe, en particulier en Autriche, au Tyrol au bord du lac « Schwarzsee » pas loin de « Kitzbühel ».
Un soir, nous avions laissé nos enfants à la caravane, avec leur pyjama, couchés dans leur lit, pour partir dîner en ville. Au restaurant, voyant l’ambiance qui y régnait, et pris de remord, nous fîmes demi-tour pour rechercher Eric et Thierry.

Arrivés au terrain de camping, nous ouvrons la caravane et là, nous étions abasourdis, la caravane était vide. Sans me paniquer, je me dirigeais vers le lac avec ma lampe de poche, ils étaient là tous les deux, en train de pêcher avec du caramel mou en guise d’appât.

Après les avoir admonestés vertement, nous les avons quand même emmené avec nous au restaurant.
L’ambiance ressemblait à une joyeuse fête de la bière, avec les cuivres, les tubas, les saxophones et la grosse caisse. Chaque fois que le tuba jouait, le plumet sur le chapeau d’un tyrolien, montait en l’air d’un mouvement saccadé, ce qui faisait s’esclaffer les enfants.

Nous avons fait aussi les grands lacs italiens, Lac de Côme, le Lac Majeur et le Le Lac de Garde. Et comme à notre habitude, nous avons stationné notre roulotte au bord du Lac de Garde, le voisinage était agréable, à part les italiens qui faisaient beaucoup de bruits, les enfants ont sympathisé avec une voisine qui avait un chat adorable, nous l’avons surnommée Madame « Pussy Cat ».

C’est au court de cet été, en allant à la pêche, sans chaussure de protection, que je me suis coupé un tendon d’un orteil du pied gauche, en marchant sur un tesson de bouteille. Tout de suite à l’hôpital italien de Brescia, j’ai consulté un chirurgien de garde qui décida de m’hospitaliser pour m’opérer.
 Les vacances étaient gâchés, heureusement que c’était la fin, j’ai refusé catégoriquement l’opération, le chirurgien m’a fait un pansement avec une attelle et je suis sorti de l’hôpital.

Mais le plus dur n’était pas fait, il fallait rentrer en France, faire 1200 km en voiture avec une caravane à tracter, traverser le tunnel du Mont Blanc, Mady ne conduisant pas, il faillait que je m’y colle pour conduire avec une patte folle.

La tribu des "Cul nu, Cul nu" (Page: 34)


sauvage) nudistes, venaient à notre secours pour nous remettre à flot. Pierrot qui était bien jeune ne pouvait pas cacher son étonnement à la vue des « Zizis » à l’air, et comme explication possible, nous lui avions expliqué que ces personnes faisaient parties d’une tribu sauvage « les cul nu, cul nu » indigènes de la région ardéchoise.

L’explication semblait le satisfaire pleinement et la suite du parcours s’est achevé sans autre étonnement.


Pendant près de vingt ans, nous passions le mois d’Août sur la Côte Méditerranéenne, dans la ville du Pradet dans le Var, petite ville situé entre Hyères et Toulon.

Mes parents s'étaient retirés dans cette ville pour la retraite. C’est donc là, que nous nous sommes initiés à la voile, mes enfants et moi.

Nous étions inscrits dans une école de voile à Carqueiranne, tous les matins de neuf heures à midi, nous prenions le large et bon vent les matelots.
 

La descente de l'Ardèche ( Page: 33)


Nous passions le Samedi et le Dimanche en plein air, avec les enfants et notre chien Nicky. L’air était bon à la campagne, nous pratiquions le pêche aux écrevisses pendant la saison d’ouverture et la pêche des poissons de rivière tels que ablettes, goujons, tanches, perches et surtout le brochet, ma pêche favorite.

Pendant les grandes vacances, c’était la ruée vers le Sud, souvent en Ardèche, pays d’origine de Mady, la descente des gorges avec ses rapides et sa fameuse arche du Vallon Pont d’Arc.

La descente des rapides de l’Ardèche est assez périlleuse, mais rien ne nous faisait peur, nous étions jeunes.

Bien sûr, comme la plupart des courageux et téméraires, nous étions plus souvent dans le rivière que dans notre canoë, les rapides ne pardonnant pas les maladroits et les débutants.

A tel point que notre chien, à la vue des rapides, préférait sauter à l’eau que de rester dans le bateau, il était plus sûr de ses pattes que de ses maîtres, il nous rejoignait sur la rive pendant que nous vidions ou écopions le canoë.
La descente se fait dans la journée, entre Vallon-Pont-d’Arc et Chaumes ou Sauze à Saint-Martin-d’Ardèche. Elle peut se faire en deux jours avec une nuitée en bivouac.

Les rapides entre Vallon-Pont-d’Arc et Sauze  sont au nombre de quatorze sont :

-      le rapide de Charlemagne,
-      le rapide des Champs
-      le rapide de la Dent Noire
-      etc…
-       
Partis à 9 heures, nous sommes arrivés à 17 heures et nous n’étions pas les derniers ! Les kilomètres les plus durs, n’étaient pas ceux où il fallait faire attention à cause des rapides, mais ceux d’après leur passage, où le débit de l’eau se ralentit, il fallait alors pagayer sans relâche pour arriver avant la tombée de la nuit.
Nous étions fourbus et éreintés à l’arrivée, Mady était méconnaissable, tellement elle était fatiguée.

Cette descente nous l’avons faite plusieurs fois et à chaque fois avec le même plaisir et avec les mêmes déboires.

Une anecdote croustillante, lors d’une descente avec notre petit-fils Pierrot, trois dans un canoë , type canoë indien d’Amérique, mais en plastique, nous descendions allégrement les gorges. Comme de bien entendu, nous versions à chaque rapide, doués comme nous étions, des campeurs (camping

mardi 22 mars 2011

Le Sauvetage du voisin (Page: 32)


couchée dans un pneumatique et nous sommes partis sur la mer. J’ai palmé pendant près d’une heure pour aller à une boutique chinoise, comme il y en a beaucoup le long de la côte, provisions de cigarettes faites, nous sommes retournés à notre camp de base, notre villa au bord de l’eau.
Ce que nous ne savions pas, c’est que l’Ambassadeur de France était présent à son poste, il nous regardait avec des jumelles, autant vous dire, qu’il a passé un savon à ma belle sœur quand elle a pu retourner à son bureau.

Un autre fait marquant pendant que nous habitions Limeil-Brévannes, s’est produit le 31 Juillet 1972, à minuit, ou une heure du matin : en entendant tambouriner sur les volets de la porte d’entrée, je l’ouvris et là, je me trouve nez à nez avec la voisine en larmes ! Elle criait : « venez vite, venez vite, mon mari s’est suicidé » ! Sans hésiter, j’ai tout de suite réagi et me suis rendu dans le pavillon mitoyen.

Et là ,je découvris mon voisin pendu à une corde sous l’escalier, je me précipitai dans la cuisine et pris un couteau pour couper la corde. Il est tombé dans mes bras, il avait la langue pendante, pissé et éjaculé dans son pyjama, il n’était pas beau à voir. Les femmes, sa femme et la mienne pleuraient à chaudes larmes, je leur ai crié de se calmer et d’aller chercher du secours car nous n’avions pas de téléphone à cette époque.

A même le sol car il fallait faire vite, je lui pratiquais la respiration artificielle, vestige de mes cours de secourisme à l’armée. Au bout de vingt minutes, il avait repris connaissance, je l’avais déposé dans son lit, il m’a regardé et m’a dit « Merci Camille ». Entre temps le médecin urgentiste est arrivé, après un rapide examen, pouls, cœur, nous décidons de l’emmener à l’hôpital Sainte Anne à Paris, hôpital spécialisé dans les cas de psychiatrie.

Giro-phare et phares allumés, nous roulions à tombeau ouvert (c’est le cas de le dire) la voiture du médecin devant et moi derrière, et déposons le malade au service psychiatrique de l’hôpital. J’ai revu mon voisin quelque jours plus tard, il m’a de nouveau remercié pour lui avoir sauvé la vie. Et ensuite il a déménagé et je ne l’ai plus jamais revu.

Comme tous les parisiens et les banlieusards, tous les Week-End, nous partions à la campagne, ayant fait l’acquisition d’une petite caravane, nous prenions la route pour Saint Mammès en Seine et Marne du côté de Fontainebleau et de Champagne-sur-Seine. Située au confluent de la Seine et du Loing.

La ville de Saint Mammès est un des lieux les plus importants, avec Conflans-Sainte-Honorine, de rassemblement sur la Seine de péniches de transport et d’habitation.

Le navire amiral "La Charente" (Page: 31)


conduisit dans sa cuisine devant un grand congélateur de 2,00 m de long , 1,00 m de large et 1,00 m de haut, il l’ouvrit  et nous dit « Servez-vous » Ô, quelle joie ! C’est la caverne d’Ali Baba, il y avait de tout, viandes, poissons, légumes etc…
Nous prîmes ce dont nous avions besoin, sans exagérer, de quoi tenir quelques jours.
A la fin du coup d’état, nous les invitâmes à faire une fiesta immense et mémorable pour les remercier comme il se doit.
Le coup d’Etat ayant foiré, le couvre-feu levé nous pouvions de nouveau circuler plus librement.
Sur l’île, beaucoup d’activité : des marins et enseignes de vaisseau français circulaient partout et surtout dans les hôtels de la côte Ouest. A l’hôtel CORAL STRAND, nous faisons la rencontre de deux jeunes officiers de marine et nous leur demandions s’il était possible de visiter le navire français amarré dans le port, ils nous répondit tout de go, que cela n’était pas possible car il y avait que les officiels qui pouvaient monter à bord, nous les remercions quand même.
 Revenons un peu en arrière, selon les conventions maritimes, un navire battant pavillon le plus haut en grade doit entrer au port en priorité, or, il se trouvait que c’était le cas, le navire français la « CHARENTE » était le bateau amiral. Un navire russe, suivi d’un navire américain avaient grillé la politesse au navire français, et pour se faire pardonner ont rendu visite à l’Amiral Commandant la Charente.
Notre belle-sœur Lucile, en rentrant de l’ambassade nous a fait une immense surprise, elle a remis à chacun de nous, une invitation officielle « Bleu Blanc Rouge » de l’Ambassadeur pour la soirée organisée sur le bateau français.
Nous nous étions mis sur notre 31 ! En arrivant à la Charente, nous montons la première échelle de coupée, et, qui retrouvons-nous ? Au garde-à-vous, nous saluant droit comme un i , notre premier enseigne de vaisseau ! A la deuxième échelle de coupée, le 2ème officier de marine dans un salut impeccable, nous gratifiait en plus d’un sourire en coin.
La soirée s’est déroulée dans une ambiance protocolaire : Commandant russe, Commandant américain et Amiral français. Le champagne français coulait à flot, le caviar russe Beluga à profusion, je me souviens pas du hot dog ou du hamburger américain.
J’allais oublier de vous raconter une autre anecdote survenue pendant la période de jeûne forcé, ma belle sœur Lucie étant une grande fumeuse ayant épuisé son stock de cigarettes, me demanda de l’emmener chercher des clubs. Ni une ni deux, je me suis mis à l’eau, avec masque, tuba et mes palmes, ma belle sœur

Coup d'état aux îles Seychelles (Page: 30)


Tout se passait à merveille les quinze premiers jours, nous étions logés dans une magnifique villa au bord de la mer, face à l’île Silhouette. Il y avait même un jardinier pour entretenir la pelouse et tailler les haies.

Un beau matin, à notre réveil, nous n’entendions pas le bruit du sécateur, ni l’odeur du café que nous préparait la cuisinière.

A tout hasard, nous avons allumé la radio, et là, contrairement à la musique créole , Séga , Maloya habituelle, nous entendons un message diffusant qu’il ne fallait pas machailler lo le ciel, lo la terre, lo la mer (expressions créoles seychelloises), nous avons tout de suite compris qu’il se passait quelque chose d’inhabituel.

En fait, c’était un coup d’état !  Des rebelles au gouvernement en place, présidé par France Albert RENE, qui était premier ministre et profitant d’une absence du Président Sir James MANCAM, voulaient prendre le pouvoir.

Des coup de feu éclataient au loin sur VICTORIA, la capitale. Des patrouilles de soldats, la plupart tanzaniens, tiraient à vue sur tout ce qui bougeait. Sur la mer, des vedettes militaires naviguaient avec la mitrailleuse découverte et soldats à l’affût, tandis que dans le ciel, des avions de reconnaissance volaient à basse altitude.

Notre belle sœur, nous ayant rejoint dans l’intervalle, nous a appris que les rebelles avaient pris la station de Radio Seychelles, la Poste principale et quelques édifices publics sauf l’aéroport, heureusement ou malheureusement car sinon, des mercenaires dirigés par Bob DENARD auraient débarquer sur les Seychelles pour prendre le pouvoir.

Bob DENARD Colonel de son état, était un militaire, plus connu en tant que mercenaire français. Ce mercenaire est sûrement le plus influent et le plus connu de tous les mercenaires ayant opéré en Afrique. Il a affirmé avoir effectué plusieurs de ses opérations avec l’aval de l’Etat français.
C’était le 15 Août 1982, nous n’avions pas prévu le coup, nos amis et nous, de faire les provisions alimentaires. Du coup, je commençais à rationner l’ordinaire, nous mangions le peu des produits contenus dans le réfrigérateur.
Mais au bout de trois jours, les vivres commençaient à manquer, nous décidions, mon ami Jean-Claude et moi, de faire une expédition au travers la cambrousse pour se ravitailler. En prenant mille précautions pour ne pas se faire repérer par les soldats, nous ratissons les villas avoisinantes. Nous étions tombés au départ, sur un couple d’anglais qui nous proposèrent royalement quelques bananes et des noix de coco. Nous les avons remerciés vivement mais ce n’était pas ce que recherchions. En continuant notre expédition au risque de se faire flinguer à tout moment, nous arrivâmes chez un coopérant français de la NORSTOM, qui nous

La belette (Page: 29)







Notre pavillon était construit sur un ancien bois : un soir en rentrant du travail, en passant par le garage sans allumer la lumière, j’aperçus deux petits yeux rouges au fond de la pièce. De peur, la bête était allée se réfugier sous les casiers à bouteilles : je décidais alors de l’apprivoiser en lui donnant des morceaux de pomme, et ensuite du pain trempé dans du lait.

Et petit à petit, la belette, car c’était un belette, vînt vers moi pour faire « ami, ami » . Dès lors elle me suivait partout, nous nous sommes adoptés mutuellement.
Je me souviens qu’étant assis sur le canapé du salon pour regarder la télévision, elle venait s’enrouler autour de mon cou me faisant un col d‘hermine.

Un beau jour, revenant du boulot, je ne voyais plus ma belette, Madeleine profitant de mon absence l’a donné à un chasseur habitant dans le voisinage.
Cela me mit très en colère…
Comme tous les parisiens, nous partions chaque année en vacances soit en France soit à l’étranger. Cette année là, nous décidâmes de partir au Seychelles, avec un couple d’amis, c’était en Août 1982, après l’avènement de François MITTERRAND.

Pourquoi en 1982 ? Parce que nous y étions allés en 1981 et que le site nous plaisait énormément. Il faut dire aussi que mon frère Maurice était Consul de France aux Seychelles et que sa femme était secrétaire à l’Ambassade de France.

Le Pavillon à Limeil-Brévannes (Page: 28)


finale avait une bonne gueule. Nous l’avons gardé trente ans, comme disait la pub des « Maisons PHENIX, trente ans tranquille ».

La situation géographique n’était pas des plus agréable, quoi que, nous étions à deux pas de deux forêts  « Bois de Lagrange » et de « Gros Bois », à proximité du parcours de golf de Marolles et pas loin du Château de Gros Bois, le seul inconvénient et pas des moindres, nous étions sur l’axe de la piste Nord-Sud de l’aéroport d’Orly.

Les jours de vent favorable, les avions décollaient ou atterrissaient à un rythme infernal et passaient au-dessus de nos têtes à une cadence d’un avion à la minute.
Mais on s’y fait, à la longue nous nous en apercevions même plus sauf si étions dans le jardin car la maison était bien isolée au niveau acoustique et thermique.


                      

Le pavillon nous plaisait, nous faisions beaucoup d’aménagements, des gros travaux furent entrepris, en particulier une cheminée moderne en tôle acier noirci, une véranda chauffée de 26 m2 avec terrasse carrelée.
Nos enfants ont grandi dans ce pavillon sous la surveillance bienveillante de leur Mamy qui leur faisait des bons petits plats et des gâteaux succulents.

Malheureusement à cause d’un quiproquo stupide, elle appela son fils, le frère de Madeleine pour venir la chercher car elle ne voulait plus vivre sous notre toit.
C’était triste mais c’est arrivé comme ça, après avoir vécu seize ans avec nous et partir sur un coup de tête ! Il faut dire aussi que c’était beaucoup de ma faute.

Dans cette maison grâce aux enfants, nous avions tout eu, des chats, un chien, des hamsters, des souris blanches, une tortue, un hérisson… Et même une belette !

Naissance d'Eric (Page: 27)


Nous remontâmes sur Paris en passant par les châteaux de la Loire, Chambord, Chenonceaux et enfin Amboise où nous arrivâmes sous une pluie battante.
Impossible de monter la tente, nous trouvâmes une Auberge de la Jeunesse qui voulut bien nous accepter, mais le règlement est strict, les femmes d’un côté les hommes de l’autre, qu’à cela ne tienne, il fallait un toit pour dormir ! Il faut avouer tout de même que pour un voyage de noces ça ne manquait pas de piquant.

La première année de notre mariage, nous habitions chez mon frère aîné Raymond à Viry-Chatillon dans l’Essonnes, il avait un grand appartement de trois pièces, nous occupons une chambre et partagons le loyer.
Pour aller au boulot, nous prenions le train au début, mais au bout de quelques temps, nous avons fini par acheter un Scooter Vespa 150 cm3, avec lequel il était beaucoup plus facile de pouvoir partir  à n’importe quelle l’heure.

Au bout de six mois ou plus, nous avons pu obtenir un logement  par notre Entreprise, grâce aux 1 % de cotisations Entreprises.
L’appartement un quatre pièces, était trop grand pour nous, nous l’avions que depuis très peu de temps, nous avons fini par déménager à proximité, dans un deux pièces à Vitry sur Seine.

Notre premier fils Eric naquit deux ans après notre mariage et le deuxième fils Thierry, deux ans plus tard. Le deux pièces commençait à devenir trop petit.

Par la Mairie, nous réussîmes à obtenir un quatre pièces à Montgeron dans l’Essonnes, nouveau déménagement, nouvel éloignement de notre lieu de travail.

Après deux ans d’arrêt pour congé post-natal, Madeleine retrouvait du travail dans une boîte à Montreuil Sous Bois, mais pour s’occuper des enfants nous avions besoin d’une présence familiale à la maison. La maman de Madeleine accepta de remplir cette tâche, donc elle vint habiter avec nous à la Prairie de l’Oly à Montgeron.

Quatre ans écoulèrent, les loyers augmentant sans cesse, nous décidâmes d’investir dans un pavillon à Limeil-Brévannes.

Avec des prêts à taux réduit et seulement 5000 francs d’apport personnel, nous avions acheté un pavillon neuf de quatre/cinq pièces.
Le déménagement s’est effectué en 1970, sans problème car nous n’avions pas beaucoup de meuble.

La construction du type « CHALANDON » en préfabriquée, mais en dur, c’est à dire en panneaux béton fabriqués en usine, livrés et assemblés sur place. L’ouvrage semblait correct, j’ai suivi le montage du début à la fin, la présentation

Voyage de noces (Page: 26)

    
Nous avons fini par nous marier le 2 Avril 1960 en l’église de Villemomble en Seine Saint Denis. Ce fut un mariage traditionnel sans flon-flon ni tralala, nous n’étions pas très riche pour financer le superflu. La fête, nous l’avons faite chez mes parents à Montgeron, la famille et les amis étaient là, nombreux et sympathiques. Des cadeaux utiles et inutiles furent reçus, nous avons encore des vestiges de ces cadeaux, nous sommes très conservateurs.

Pour notre voyage de noces, nous avions pris la direction Ouest, vers la Bretagne, pendant que d’autres auraient choisi Venise, Tahiti ou Acapulco, nous avions choisi, Quiberon.

Sur notre fringuant coursier d’acier, la Vespa 150 cm3, avec entre les jambes la tente canadienne de deux places, les sacoches arrière remplies de gamelles et de matériel de camping et de provisions de bouche.

Le choix était bon pour le dépaysement et le grand air, nous avions choisi un emplacement au bord de la mer. Bien mal nous en a pris car le vent soufflait en rafale sans discontinuer, il fallait mettre des pavés sur les tendeurs de la tente pour l’empêcher de s’envoler.

Je passais mes matinées à la pêche dans le port de Port Maria, je ramenais des rougets, des anguilles grasses et dodues que je distribuais aux voisins de tente.
De guerre lasse, à force de me voir tous les jours à la pêche, Madeleine me planqua tout mon matériel de pêche et coupa court dans ma passion nouvelle.

Nous avions passé quelques jours sous la pluie et le vent, nous avons fini par céder devant le climat désastreux. Nous replions notre tente trois étoiles, remballons le matériel hétéroclite de camping pour repartir sur La Baule les Pins.

Après un séjour plus calme sous un temps plus clément, nous reprenons le chemin du retour car tout a une fin, les bons comme les mauvais moments.







La quille, retour à la vie civile (page: 25)



Je reprenais le chemin du « Métro, Boulot, Dodo », mon ancienne Entreprise me reprenait dans son effectif comme Dessinateur.

C’est là que j’ai fait la connaissance de celle qui deviendra mon épouse, Madeleine, surnommée Mady. Elle était employée au Service Comptabilité, je ne connaissais pas exactement le travail qu’elle faisait mais cela n’a pas beaucoup d’importance pour moi.

Nous prenions nos repas du midi ensemble, au début avec les collègues, puis petit à petit, nous nous sommes séparés du groupe pour pouvoir se retrouver seul, mais à deux.

La période de roucoulade dura deux ans, nous allions en vacances ensemble mais toujours accompagné par une amie collègue de bureau.

La vie militaire (page: 24)


Il n’a pas daigné obtempérer de peur de se faire rosser car il n’ignorait pas que je pratiquais les arts martiaux. Et depuis ce jour là, il m’évita littéralement et moi je fis de même.

Un autre fait marquant se produisit une autre fois, lors d’une baignade au « Strandbad » du lac de Constance, pas mauvais nageur, j’étais au large, mon copain Christian qui nageait comme un soldat de plomb, a peut être voulu me suivre, mais manque de chance, il n’avait plus pied, je le voyais s’enfoncer dans l’eau et réapparaissait à plusieurs reprises. Ne demandant pas mon reste, j’ai pratiqué le plus rapide « Crawl » de ma vie pour le choper par les cheveux, puis par les épaules pour le sortir de ce mauvais pas.

Depuis, à chacune de nos rencontres, il me rappelle ce fait divers qui aurait pu tourner au drame.

Des parties de pêche endiablées dans les rivières poissonneuses des environs, des cueillettes d’escargots « de Bourgogne » gros comme des poings, les allemands ne les mangeaient pas, il faut être français pour se régaler de ça, et aussi les grenouilles que nous pêchions dans le fond de la base où il y avait des trous d’eau.

D’autres péripéties telles que faire le mur à une vingtaine de soldats de la Classe 56/3, pour braver les interdits et marquer notre colère à l’annonce d’une prolongation de la durée du service actif de 18 mois à 24 puis à 27 mois. Ils ne pouvaient pas nous mettre tous en taule, la prison n’était pas assez grande.

Le jour de l’annonce de la « quille », c’était la fiesta, nous avons passé la nuit à écluser des hectolitres de bière, dans les chambrées d’abord puis au foyer du soldat. Nous n’avons pas arrêteé de chanter des chansons de corps de garde et de boire jusqu’à plus soif.

Le lendemain, tout le monde avait la gueule de bois.
Malgré, une sanction de 15 jours de prison pour ne pas avoir salué un Lieutenant habillé en gabardine civile, j’ai été libéré avec le « Certificat de Bonne Conduite » et renvoyé au foyer familial le 31 Octobre 1958.

C’était une très bonne période de ma vie, un moment où l’on apprend la camaraderie, l’entraide et où l’adolescent devient un adulte à part entière. C’est vraiment dommage que le service militaire soit supprimé.

Démobilisé, je rejoignais ma famille à Montgeron dans l’Essonne en Région Parisienne, j’avais 22 ans.

Le P.C. les bureaux des Effectifs

 
Ci-dessus le Poste de Commandement (PC), où étaient les bureaux de la Base Aérienne 257. C’était là que j’ai passé le plus clair de mon temps durant mon service militaire.
Pendant la longue période du service militaire, j’ai pu en profiter avec mes compagnons d’arme, pour visiter les environs. Mes meilleurs copains, devenus depuis des amis sont Christian C. , André D., Michel S., et Marcel L., et bien d’autres qui sont décédés depuis ou perdus de vue.

 A ces occasions, nous louions une automobile pour faire de longs trajets, pendant les permissions de longue durée de 48 ou 72 heures. L’Autriche et le Tyrol, en hiver à Garmich-Partenkirchen pour skier, la Bavière, à la fête de la bière à Munich et plus près, l’île de Mainau sur le lac de Constance.

Cette promiscuité et cette entente entre nous, ont scellé à jamais une amitié profonde qui, cinquante cinq ans après, dure encore car nous nous revoyons quand l’occasion se présente, malgré l’éloignement de chacun.

Un petite anecdote en passant à propos de la promiscuité, cela se passait dans une chambrée de sous-officiers, un jeune sous-off. , d’origine maghrébine (Algérie), du nom de MOUSSA, sous un prétexte fallacieux, me traita de « Chinetoque » !  Mon sang n’a pas fait ni une ni deux, je ne lui ai répondu qu’il était mal placé pour m’insulter,  
vue son origine, j’ai enlevé mon blouson militaire et lui proposait que nous allions nous expliquer à l’extérieur.

La vie sur la Base Aérienne 257 (page: 22)


Parce qu’en tant qu’appelé, il fallait passer un Brevet de spécialisation et contracter un engagement  supplémentaire de six mois minimum, chose que j’ai refusé. Aussi, pendant tout mon service militaire, j’ai pu bénéficier des avantages tels que manger au Mess des Sous-officiers et sortir en tenue civile, mais la paie n’était pas à la hauteur du grade.

J’étais employé aux « Effectifs » Service qui consistait à gérer les mouvements du personnel homme de troupe, Sous-officiers et Officiers, à délivrer les ordres de mission, mais aussi les permissions sous les ordres d’un Commandant de Base ; oui , j’ai omis de vous dire que j’étais dans l’Armée de l’Air, personnel non navigant ou « Gonfleur d’hélice ».

Après trois mois de service et après avoir obtenu mes pelotons, j’ai quitté les chambrées de vingt soldats pour gérer le « Bloc  Passagers » dans lequel j’avais une chambre individuelle. La tenue du Bloc Passagers consistait à accueillir les sous-officiers et officiers de passage ou nouvellement affectés à la base en attendant de leur trouver un logement décent en ville.

C’était un avantage très appréciable, le fait d’être logé près des Mess Sous Off. et Officiers et près de mon lieu de travail et de la sortie de la base.

La Base Aérienne 257, occupait l’emplacement de l’ancienne usine de dirigeable Zeppelin, il y avait une piste d’atterrissage d’une longueur appréciable, mais les avions étaient rares, sauf le Piper Cup du Colonel commandant la base.

De temps à autres, des Transall ou des Nord Atlas 2000, à double queues venaient atterrir sur la piste. Bien plus tard, la base a servi à la formation des pilotes allemands, à partir de ce moment là il y eût un ballet incessant de décollages et d’atterrissages.

En dehors de mes heures de travail et souvent les après-midi, j’allais dispenser des cours de Judo à la salle de Sport qui était à deux pas de mon bureau.
Durant mes études sur Paris, j’en avais profité pour passer mes ceintures, je pus ainsi obtenir jusqu’à la ceinture marron, mais pas la noire car je n’avais pas eu le temps matériel de le faire, chose que j’ai rattrapé  plus tard, après la démobilisation.

C’est au cours d’une séance d’entraînement, alors que je portais une prise d’épaule sur un Adjudant-Chef, ne voulant pas chuter régulièrement en avant, il est tombé sur mon genou gauche : accident de sport, hospitalisation à l’hôpital de Donaueschingen, pendant 15 jours à trois semaines, diagnostic « distension des ligaments internes ». Et depuis ce jour là, j’ai une faiblesse à ce genou.

Le Lac de Constance (page: 21)



Friedrichshafen est une ville allemande située sur la rive du lac de Constance, près des frontières avec la Suisse et de l’Autriche, elle est la capitale du district de Bodensee dans le Land du Bade-Wurtemberd.

Ferdinand von ZEPPELIN y a établi sa célèbre usine de dirigeable, le LZ1 dirigeable de 128 mètres de long avait son port d’attache à Friedrichshafen en Juillet 1900.

La région est très agréable considérée comme la côte d’azur allemande, le climat est continental, des hivers rigoureux et des étés très chauds. La possibilité d’aller à la fois en Suisse et en Autriche, pays limitrophes est un atout important pour les « trouffions » en mal d’occupations.

Tout de suite après les classes, j’ai enchaîné sur la préparation des deux pelotons pour passer sous-officiers, car selon les rumeurs, la durée du service ne serait plus de 18 mois, mais de 24 mois et peut être plus.

Pour être plus peinard et pouvoir profiter des avantages d’un sous-officier, je fus donc promu après les deux pelotons, Caporal-Chef, grade que je conserverai jusqu’à ma démobilisation. Pourquoi Caporal-Chef me direz-vous ? 

L'appel sous les drapeaux (page: 20)


J’avais de très bons camarades, Maurice LAVIGNE avec lequel j’allais voir des films de Lemmy CAUTION alias Eddie CONSTANTINE, Jean MEULSON et Pierre BAUDA , fervents membres du Dojo Club de Neuilly.

C’est à ce club que je me suis initié aux arts martiaux sous la bienveillance de notre Professeur Roger ARBUS, ceinture noire 5ème Dan et élève du Grand maître japonais KAWASHI, 7ème dan, ceinture rouge et blanche.

En Juin 1955, à la sortie de l’école, les études terminées dans de bonnes contions avec un C.A.P. et un diplôme de Dessinateur Petites Etudes en poche, j’ai décroché
un premier emploi à la sortie de l’école dans une grosse boîte qui faisait des installations de laboratoires, d’hôpitaux et de plomberie générale.

En Août 1956, à peine un an après, je reçois ma feuille de route pour l’armée de l’Air, appelé pour 18 mois pour effectuer mon service militaire.

Une énorme chance, je n’étais pas envoyé en Algérie pour faire le maintien de l’ordre (Guerre d’Algérie), j’avais déjà deux frères là-bas, Maurice et Jean-Claude.

Quelques années plus tard, j’ai appris tout à fait par hasard, lors d’un renouvellement de Passeport, à la Mairie, que l’on m’apprend que je n’étais pas obligé de faire mon service étant à cette période, « Soutien de Famille », mes trois frères étaient engagés volontaires pour servir la France, un, en Indochine et les deux autres en Algérie française.

Mes classes effectuées à LHAR  en Allemagne, de l’autre côté de la frontière pas loin de Strasbourg, je fut affecté ensuite à FRIEDRICHSHAFEN, au bord du lac de Constance. 


Les Buttes-Chaumont, jardin de Paris (page: 19)



Il nous arrivait parfois de mener nos pas vers la Seine ou rue de Rivoli vers le Bazar de l’Hôtel de Ville, mais c’était rare car la distance est plus importante.

Les deux premières années d’études, j’ai pu obtenir une bourse mais après c’était plus dur car il fallait une bonne moyenne. L’enseignement était bon car les élèves étaient recrutés avant la fin de leur scolarité.