mercredi 23 mars 2011

Les grands lacs italiens (Page: 35)


Eric et Thierry étaient sur les caisses à savon, les « Optimistes » et moi sur les dériveurs légers, 420, 5o5, Ponant, Mothe et Laser. Petit à petit les enfants ont rejoint leur père sur les gros engins.
Les exercices de navigation, les prises de vent, de déssallage, choisir un cap et louvoyer en tirant des bords, n’avaient plus de secret pour nous, nous sommes devenus des bons skippers.

 Avec les enfants et notre caravane, nous avions effectué beaucoup de voyage en Europe, en particulier en Autriche, au Tyrol au bord du lac « Schwarzsee » pas loin de « Kitzbühel ».
Un soir, nous avions laissé nos enfants à la caravane, avec leur pyjama, couchés dans leur lit, pour partir dîner en ville. Au restaurant, voyant l’ambiance qui y régnait, et pris de remord, nous fîmes demi-tour pour rechercher Eric et Thierry.

Arrivés au terrain de camping, nous ouvrons la caravane et là, nous étions abasourdis, la caravane était vide. Sans me paniquer, je me dirigeais vers le lac avec ma lampe de poche, ils étaient là tous les deux, en train de pêcher avec du caramel mou en guise d’appât.

Après les avoir admonestés vertement, nous les avons quand même emmené avec nous au restaurant.
L’ambiance ressemblait à une joyeuse fête de la bière, avec les cuivres, les tubas, les saxophones et la grosse caisse. Chaque fois que le tuba jouait, le plumet sur le chapeau d’un tyrolien, montait en l’air d’un mouvement saccadé, ce qui faisait s’esclaffer les enfants.

Nous avons fait aussi les grands lacs italiens, Lac de Côme, le Lac Majeur et le Le Lac de Garde. Et comme à notre habitude, nous avons stationné notre roulotte au bord du Lac de Garde, le voisinage était agréable, à part les italiens qui faisaient beaucoup de bruits, les enfants ont sympathisé avec une voisine qui avait un chat adorable, nous l’avons surnommée Madame « Pussy Cat ».

C’est au court de cet été, en allant à la pêche, sans chaussure de protection, que je me suis coupé un tendon d’un orteil du pied gauche, en marchant sur un tesson de bouteille. Tout de suite à l’hôpital italien de Brescia, j’ai consulté un chirurgien de garde qui décida de m’hospitaliser pour m’opérer.
 Les vacances étaient gâchés, heureusement que c’était la fin, j’ai refusé catégoriquement l’opération, le chirurgien m’a fait un pansement avec une attelle et je suis sorti de l’hôpital.

Mais le plus dur n’était pas fait, il fallait rentrer en France, faire 1200 km en voiture avec une caravane à tracter, traverser le tunnel du Mont Blanc, Mady ne conduisant pas, il faillait que je m’y colle pour conduire avec une patte folle.

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