lundi 21 mars 2011

Le domaine familial (page: 9)



Le personnel de maison était nombreux, nous avions chacun une nurse (ou boyesse) qui portait chacune un nom de sœur avec un numéro, chacun de nous avait une sœur attitrée, moi j’avais le numéro cinq, je ne sais pas pourquoi car je suis le troisième fils de la famille.
Je le sais maintenant, grâce à Nanie: les numéros donnés aux filles et garçons au Vietnam le sont en fonction de leur ordre dans la fratrie: il n'y a pas de numéro 1, pour ne pas attirer l'attention des génies malfaisants sur le premier né! Dans notre famille je suis le troisième, je porterais le n° 4.(Voir les commentaires en bas de page de ma soeur Nanie)

Je ne me souviens plus si ma mère avait une cuisinière, mais je sais qu’elle était une excellente cuisinière et ses plats étaient souvent succulents, savoureux et variés.

Les années passant, l’usine de mon oncle et de mon père prospèra à tel point qu’ils se sont achetés une deuxième « Décortiquerie » dans une autre province plus lointaine. Ils avaient même constitué une flotte d’une vingtaine de camions de transport qui faisaient le ravitaillement des usines et qui livraient les fournisseurs.

Ils avaient aussi acheté des plantations dans les hauts plateaux de l’Annam, d’où ils produisaient différents fruits et légumes.

1 commentaire:

  1. Hello Camille,

    Je ne suis plus blonde, puisque j'ai réussi à mettre un commentaire !

    Tu n'as pas dû lire la remarque faite lors de la correction de ton texte concernant les numéros attribués aux personnes au Vietnam : si ta boyesse avait le numéro 5, cela n'avait rien à voir avec ton ordre dans la fratrie, mais c'est qu'elle est la quatrième de sa famille !

    En effet, les enfants d'une famille vietnamienne sont comptés à partir du nombre 2, le nombre 1 n'étant jamais utilisé pour ne pas attirer l'attention des mauvais génies qui pourraient faire des misères au premier né d'une famille.

    @+

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