lundi 21 mars 2011

Parties de chasse

Page: 6 (suite de: la Décortiquerie)
à la main attendant les scorpions, les mille-pattes, les scolopendres et surtout les serpents qui cherchaient à pénétrer dans la maison, nous les assommons à coups de badines.

Dans le fond de la propriété, un ruisseau s’écoulait dans un caniveau qui se déversait ensuite dans la rivière à proximité.
Ce ruisseau était très poissonneux, nous allions souvent mes frères et moi, pêcher dans ce petit cours d’eau qui était pour nous une grande rivière, la pêche fut souvent bonne.

A droite, la maison de mon oncle, construite en dur, en brique et ciment était une maison style colonial, avec des pièces séparées et un long couloir qui alimentait ces pièces. Sur le devant, une varangue avec des balustres blancs terminait la façade principale.

Complètement à droite, séparée par un large caniveau de deux mètres et une plantation d’ananas, la maison de ma grand mère paternelle. Tout en brique rouge, sans toit, elle ne fut jamais achevée car ma grand mère avait un sale caractère, et a refusé d’y habiter, cette construction a fini en ruine ce qui était dommage vu la solidité et la grandeur de l’habitation.

La plantation d’ananas était productive, nous mangions des fruits toute l’année, ils ne mûrissaient pas tous en même temps, ces ananas étaient énormes gorgés de jus souvent mûris à point, nous les dégustions en les fracassant au sol et ne mangeant que l’intérieur. Un vrai gâchis ! Mais c’était tellement bon !

Dans les environs, les rizières s’étendaient à perte de vue. Beaucoup plus loin, des bras morts de la rivière remontaient dans les terres. Sur ces bras morts étaient installées des fabriques de poterie car la matière première se trouvant sur place. Des produits de toute sorte, vases, potiches, bonbonnes, vaisselles sortaient de ces fabriques. (Actuellement des nains et autres sujets destinés à la décoration des jardins).

Je me souviens des parties de chasse avec mes deux grands frères, nous partions, tôt le matin armés de nos lances pierres fabriqués dans des fourches de goyaviers et avec des chambres air de voiture. Chacun avec une besace contenant des provisions pour la journée, des fruits, du manioc cuit à l’eau et des gourdes d’eau potables, nous partions dans la savane pour ne pas dire la jungle, chasser le gibier innombrable.
Nous ramenions des tourterelles, des cailles, des perdrix et parfois des écureuils, bien sûr, ce n’était pas du gros gibier mais que pouvait-on faire avec un tel armement, c’était de notre âge.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire