Je suis né le 9 Mai 1936, à l’hôpital de CHOLON, ville chinoise située dans l’agglomération de Saïgon en Cochinchine, province du Sud de l’Indochine.
Troisième enfant mâle d’une famille nombreuse composée de huit enfants, quatre garçons, quatre filles dans l’ordre.
Aussi loin que je me souvienne, mon enfance en Indochine était heureuse. Nous vivions pauvrement dans une paillote construite en bambou enduit de torchis. L’intérieur était tapissé de vieux journaux et l’extérieur était enduit avec un mortier composé de boue et de paille de riz, et le toit était recouvert de feuilles palmier multicouches.
La paillote était construite au bord d’une rizière, ce qui nous permettait en période de mousson de pêcher directement dans la rizière sans se déplacer bien loin. Nous plantions nos cannes à pêche dans les mottes de terre qui délimitaient les rizières, le soir et nous les laissions toute la nuit, le lendemain, nous relevions les cannes pour récupérer les poissons qui s’étaient ferrés durant la nuit.
Parfois la pêche était bonne mais il nous arrivait de rentrer bredouille, ce n’était pas des poissons énormes mais rien que le plaisir de pouvoir les sortir nous satisfaisait pleinement.
Au fait, je ne vous ai pas parlé de ma famille, mes parents étaient tous deux orphelins car ils ont été abandonnés ou non reconnus par leur géniteur à part mon grand père maternelle, un breton de Brest qui a bien voulu reconnaître ma mère. Quant à mon grand père paternel, était une corse, natif de « Canavaggia », garde chiourme (maton) au bagne de Poulo Condor .
Le bagne de Poulo Condor était un bagne installé sur l’île de Poulo Condor (appelé maintenant île de Con Son), faisant partie de l’archipel de Côn Dao, situé à 230 km au sud de Hô-Chi-Min-Ville (Saïgon) dans la Mer de Chine Méridionale.
Le bagne, créé par l’administration française vers 1862, est resté en activité jusqu’en 1975. Certains prisonniers y étaient enfermés dans des « cages à tigres », ce qui les a rendu paraplégiques, ayant perdu l’usage des membres inférieurs après des années en position accroupie, sans pouvoir se lever et utiliser leurs jambes. Ce bagne est très connu des cinéphiles a été rendu célèbre par le film « Indochine » tourné avec Catherine DENEUVE.
Le père de ma mère, breton pure race, du nom de QUINIOU, était originaire de Brest ou de Rennes.
C’était un très bon musicien, aux dires de ma mère, car je ne l’ai pas connu, il jouait dans les salles de cinéma pour sonoriser les films muets de l’époque.
La paillote de mes parents, au début de leur mariage était située à Buu Hoa, petit village de l’autre côté de la rivière de Saïgon en face de la ville de Bien Hoa.
Bravo Camille ! C'est bien de laisser ainsi une trace pour les nouvelles générations et de leur raconter un peu "l'Histoire" telle que tu l'as vécu au plus près, celle de ton pays et celle de ton enfance. Que de traumatismes pour toi et les tiens ! Merci de nous permettre de te connaître un peu mieux !
RépondreSupprimerOn attends la suite ....
Céline
Ce n'est qu'une partie, au fur et mesure d'autres points d'ombre commencent à resurgir, je retoucherai mon Blog...
RépondreSupprimerC@mille
Salut Frérot,
RépondreSupprimerJe continue mes essais pour voir si je suis toujours blonde !
Ta Négresse blonde !
Bonjour, mon arriere grand père travaillait comme maton a Poulo condor originaire de Canavaggia dont c'était le nom de famille...votre récit semble lié à celui de mon arriere grand père...parti en séparant ses deux premiers fils de leur mère les renvoyant en Corse.......Mon arrière grand mère dont je ne connais rien est restée...abandonnée par mon arrière grand père...Nous avons peut être je dirais...même surement un lien car ce nom de famille et ces similitudes me semblent fortes....bella_c_13@hotmail.com...........nous pourrions continuer échanger..j'ai tant besoin de savoir un peu plus...Tellement merci d'avance+++
RépondreSupprimerBonjour ou plutôt bonsoir,
SupprimerJe suis très heureux que vous avez apprécié mon blog, tout ceci relate intégralement ma vie en Indochine et en France Métropolitaine, car je vis actuellement sur l'île de la Réunion?
J'essayerai de correspondre plus longuement par mail.
Au plaisir de correspondre avec vous.
C@mille le Viet.
Bonjour Camille, voilà plusieurs années que je fais des recherches sur notre famille. Votre grand-père c'est mon arrière grand-père, de son mariage avec une eurasienne est née trois enfants dont un avant mariage une fille. Votre père est issu visiblement d'une autre union sans mariage car je n'en retrouve aucune trace dans les documents s'attachant à mon arrière grand-père, resté marié 4 ans avec mon arrière grand-mère qui en 2009 est repartie vivre près de sa mère à Saïgon, son père étant décédée sur le bateau Cachan en rade de Singapour en Mars 1902. J'aurais besoin de vous car il semblerait que votre père est né après, probablement, le fait du renvoie de mon grand-père et son frère Simon en corse à l'age de 14 et 15 ans soit autour de 1917, puisque mon grand-père est né à Poulo-Condore en janvier 1907. Pourriez vous sur mon mail me renvoyer les informations sur ce qu'à fait mon arrière grand-père Martin Canavaggia soit quand est né votre père, son prénom, le nom de votre maman, il faut que j'arrive à retrouver les autres membres de notre famille comme la soeur de mon grand-père qui n'a pas fait le voyage vers la corse avec ses frères elle s'appelait Antoinette Fouchard-Canavaggia. En plus il semblerait que Martin ait eu d'autres enfants dont une Marie Canavaggia qui vivait encore il y a peu à Ho-chi-Minh (Saïgon)...Votre grand-père, mon arrière grand-père semble avoir éparpillé nos gênes et cela me rend difficile de retrouver tous. Connaître le départ de mon arrière grand-père de Poulo-Condore...Mais je n'arrêterai pas, dans mes veines coule ce sang et je veux savoir. Si vous avez connu votre grand père vous savez que c'était un géant de plus de deux mètres, blond aux yeux gris, peau mate, qu'il était craint et pas de la meilleure humeur en caractère. Dans mes cousins et cousines on est comme lui grand, beaucoup à plus de 1,90 et une dominante yeux clairs et certains des stigmates eurasiens plus ou moins prononcés, on est tous nés avec la tache mongoloïde jusqu'à mon fils. Nous sommes marqués par nos origines, connaître ce qu'il en est, est notre source. C'est important pour moi. Merci de tout retour que vous me ferez, j'ai d'autres informations mais je ne vais pas tout mettre ici. Bien à vous. Un de mes maisls où vous pourrez me contacter, le précédent donné n'est plus bon: sandrinecanavaggia@yahoo.com
SupprimerPardon 1909 mon arrière grand-mère a divorcé et repartie vers sa mère à Saïgon.
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