mardi 22 mars 2011

L a FRANCE notre terre d'accueil (page: 17)


Sur le pont supérieur, on pouvait jouer au ballon mais au risque que la ballon passe par dessus bord. Le souvenir de cette croisière forcée ne m’a pas  marqué outre mesure.

Des nombreux escales jalonnaient notre parcours, Singapour, Colombo, Djibouti Port Saïd, , avec le passage du canal de Suez et enfin la Méditerranée, Marseille notre port d’attache, notre destination finale.

De temps à autres, nous pouvions descendre à terre mais ce n’était pas un voyage touristique et encore moins une croisière d’agrément. Aucune visite n’était inscrite au programme du jour, c’était des visites furtives, des incursions au hasard des rues.

L’arrivée en France métropolitaine fut émouvante, débarqués sur une terre lointaine, inconnue, nous ne savions pas à quel sort nous allions être livrée. Heureusement que nous étions tous ensemble, sauf mes deux grands frères Raymond et Maurice.

Nous allons rejoindre un petit village du Doubs d’où était originaire mon beau-père, qui entre-temps avait épousé ma mère.

Arc-sous-Montenot, petit village en Franche-Comté avec à peine deux cents habitants, sans compter les vaches et les cochons.

C’était là que j’ai découvert pour la première fois la neige, moi qui venait du pays du soleil levant. J’allais à l’école en galoches de bois dans lesquelles je clopinais en faisant un bruit infernal.

Le coin est magnifique, des vallons des forêts de sapin, des sources, des cascades, le fameux Saut du Doubs qui est une chute de 27 mètres de haut sur le Doubs délimitant, à cet endroit, la frontière franco-suisse. Sur la commune de Villiers-le-Lac côté français et sur la commune de Les Brenets côté suisse.
Le bassin et le Saut du Doubs sont classés au Label « Grand site de France ».

Deux ans ou trois ans plus tard, en 1951, ma mère et mon beau père sont repartis en Indochine en emmenant mon frère Jean-Claude et mes petites sœurs.
Nouvelle séparation, je restais pendant deux ans, tout seul en France pour faire mes études professionnelles.
Une nouvelle vie commence pour moi, en pension, en banlieue parisienne, chez l’habitant, je partais tous les jours de la semaine à l’école à Paris. 

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