mardi 22 mars 2011

Coup d'état aux îles Seychelles (Page: 30)


Tout se passait à merveille les quinze premiers jours, nous étions logés dans une magnifique villa au bord de la mer, face à l’île Silhouette. Il y avait même un jardinier pour entretenir la pelouse et tailler les haies.

Un beau matin, à notre réveil, nous n’entendions pas le bruit du sécateur, ni l’odeur du café que nous préparait la cuisinière.

A tout hasard, nous avons allumé la radio, et là, contrairement à la musique créole , Séga , Maloya habituelle, nous entendons un message diffusant qu’il ne fallait pas machailler lo le ciel, lo la terre, lo la mer (expressions créoles seychelloises), nous avons tout de suite compris qu’il se passait quelque chose d’inhabituel.

En fait, c’était un coup d’état !  Des rebelles au gouvernement en place, présidé par France Albert RENE, qui était premier ministre et profitant d’une absence du Président Sir James MANCAM, voulaient prendre le pouvoir.

Des coup de feu éclataient au loin sur VICTORIA, la capitale. Des patrouilles de soldats, la plupart tanzaniens, tiraient à vue sur tout ce qui bougeait. Sur la mer, des vedettes militaires naviguaient avec la mitrailleuse découverte et soldats à l’affût, tandis que dans le ciel, des avions de reconnaissance volaient à basse altitude.

Notre belle sœur, nous ayant rejoint dans l’intervalle, nous a appris que les rebelles avaient pris la station de Radio Seychelles, la Poste principale et quelques édifices publics sauf l’aéroport, heureusement ou malheureusement car sinon, des mercenaires dirigés par Bob DENARD auraient débarquer sur les Seychelles pour prendre le pouvoir.

Bob DENARD Colonel de son état, était un militaire, plus connu en tant que mercenaire français. Ce mercenaire est sûrement le plus influent et le plus connu de tous les mercenaires ayant opéré en Afrique. Il a affirmé avoir effectué plusieurs de ses opérations avec l’aval de l’Etat français.
C’était le 15 Août 1982, nous n’avions pas prévu le coup, nos amis et nous, de faire les provisions alimentaires. Du coup, je commençais à rationner l’ordinaire, nous mangions le peu des produits contenus dans le réfrigérateur.
Mais au bout de trois jours, les vivres commençaient à manquer, nous décidions, mon ami Jean-Claude et moi, de faire une expédition au travers la cambrousse pour se ravitailler. En prenant mille précautions pour ne pas se faire repérer par les soldats, nous ratissons les villas avoisinantes. Nous étions tombés au départ, sur un couple d’anglais qui nous proposèrent royalement quelques bananes et des noix de coco. Nous les avons remerciés vivement mais ce n’était pas ce que recherchions. En continuant notre expédition au risque de se faire flinguer à tout moment, nous arrivâmes chez un coopérant français de la NORSTOM, qui nous

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