Parce qu’en tant qu’appelé, il fallait passer un Brevet de spécialisation et contracter un engagement supplémentaire de six mois minimum, chose que j’ai refusé. Aussi, pendant tout mon service militaire, j’ai pu bénéficier des avantages tels que manger au Mess des Sous-officiers et sortir en tenue civile, mais la paie n’était pas à la hauteur du grade.
J’étais employé aux « Effectifs » Service qui consistait à gérer les mouvements du personnel homme de troupe, Sous-officiers et Officiers, à délivrer les ordres de mission, mais aussi les permissions sous les ordres d’un Commandant de Base ; oui , j’ai omis de vous dire que j’étais dans l’Armée de l’Air, personnel non navigant ou « Gonfleur d’hélice ».
Après trois mois de service et après avoir obtenu mes pelotons, j’ai quitté les chambrées de vingt soldats pour gérer le « Bloc Passagers » dans lequel j’avais une chambre individuelle. La tenue du Bloc Passagers consistait à accueillir les sous-officiers et officiers de passage ou nouvellement affectés à la base en attendant de leur trouver un logement décent en ville.
C’était un avantage très appréciable, le fait d’être logé près des Mess Sous Off. et Officiers et près de mon lieu de travail et de la sortie de la base.
La Base Aérienne 257, occupait l’emplacement de l’ancienne usine de dirigeable Zeppelin, il y avait une piste d’atterrissage d’une longueur appréciable, mais les avions étaient rares, sauf le Piper Cup du Colonel commandant la base.
De temps à autres, des Transall ou des Nord Atlas 2000, à double queues venaient atterrir sur la piste. Bien plus tard, la base a servi à la formation des pilotes allemands, à partir de ce moment là il y eût un ballet incessant de décollages et d’atterrissages.
En dehors de mes heures de travail et souvent les après-midi, j’allais dispenser des cours de Judo à la salle de Sport qui était à deux pas de mon bureau.
Durant mes études sur Paris, j’en avais profité pour passer mes ceintures, je pus ainsi obtenir jusqu’à la ceinture marron, mais pas la noire car je n’avais pas eu le temps matériel de le faire, chose que j’ai rattrapé plus tard, après la démobilisation.
C’est au cours d’une séance d’entraînement, alors que je portais une prise d’épaule sur un Adjudant-Chef, ne voulant pas chuter régulièrement en avant, il est tombé sur mon genou gauche : accident de sport, hospitalisation à l’hôpital de Donaueschingen, pendant 15 jours à trois semaines, diagnostic « distension des ligaments internes ». Et depuis ce jour là, j’ai une faiblesse à ce genou.
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