bassin d’eau qui servait de réservoir de refroidissement et de dégazage de la vapeur. Ce bassin nous servait, à nous les petits de piscine en plein air car l’eau était tempérée et chaude.
L’usine, la « Décortiquerie » telle que je la nommais, était située au milieu d’un grand terrain de quelques hectares, ceinturée par des haies de bambous énormes, touffus et majestueux, laissant le passage sur le devant, aux camions de transport surchargés de la récolte de riz.
Un grande cour intérieure, permettait aux camions de manoeuvrer sans crainte pour décharger le riz non écossé et repartir avec le riz décortiqué.
Pendant la saison des moissons, c’était un ballet infernal, tous les agriculteurs de la province venaient faire traiter leur riz dans l’usine de mon père et de mon oncle.
A droite de l’entrée principale, était bâtie la demeure de mon oncle, de ma tante Marie et de mon cousin Christian (qui a le même âge que moi).
A gauche, de l’usine, notre case, construite sur pilotis, à deux mètres de hauteur (je vous dirai pourquoi plus tard) était tout en bois noble exotique genre « Sapelli », résistant aux intempéries et sans traitement fongicide, on savait construire dans le temps !
Le toit était revêtu de plusieurs couches superposées de feuilles de palmiers, ligaturées avec du raphia, le tout formant une couche épaisse et une barrière étanche à l’eau. Les murs extérieurs sont en planches brutes de sciage. Les pièces intérieures étaient sans paroi fixe à part la chambre des parents et la cuisine. Le plancher était en bambous tronçonnés dans le sens de la longueur, la partie bombée était au dessus, des nattes tressées recouvraient l’ensemble ce qui rendait le toucher plus agréable aux pieds. Bien entendu, l’étanchéité n’était pas assurée à cent pour cent mais grâce à ce système, la case était toujours fraîche. Il n’y avait pas de porte dans la demeure, une grande varangue sur le devant avec un escalier en bois pour accéder dans la cour principale. Sur l’arrière, une échelle en bambou permettait de rejoindre la cour arrière. Une ou deux fenêtres sur les murs extérieurs de droite et de gauche, ces fenêtres sont quand même occultées par des volets en bois naturel.
Notre case était construite sur pilotis, car chaque année en période de grosses pluies, la « mousson » faisant déborder la rivière et nous subissions des inondations intempestives. L’eau montait de deux mètres, une barque était toujours au pied de l’escalier principal pour faciliter nos déplacements et effectuer les approvisionnements.
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