Nous passions le Samedi et le Dimanche en plein air, avec les enfants et notre chien Nicky. L’air était bon à la campagne, nous pratiquions le pêche aux écrevisses pendant la saison d’ouverture et la pêche des poissons de rivière tels que ablettes, goujons, tanches, perches et surtout le brochet, ma pêche favorite.
Pendant les grandes vacances, c’était la ruée vers le Sud, souvent en Ardèche, pays d’origine de Mady, la descente des gorges avec ses rapides et sa fameuse arche du Vallon Pont d’Arc.
La descente des rapides de l’Ardèche est assez périlleuse, mais rien ne nous faisait peur, nous étions jeunes.
Bien sûr, comme la plupart des courageux et téméraires, nous étions plus souvent dans le rivière que dans notre canoë, les rapides ne pardonnant pas les maladroits et les débutants.
A tel point que notre chien, à la vue des rapides, préférait sauter à l’eau que de rester dans le bateau, il était plus sûr de ses pattes que de ses maîtres, il nous rejoignait sur la rive pendant que nous vidions ou écopions le canoë.
La descente se fait dans la journée, entre Vallon-Pont-d’Arc et Chaumes ou Sauze à Saint-Martin-d’Ardèche. Elle peut se faire en deux jours avec une nuitée en bivouac.
Les rapides entre Vallon-Pont-d’Arc et Sauze sont au nombre de quatorze sont :
- le rapide de Charlemagne,
- le rapide des Champs
- le rapide de la Dent Noire
- etc…
-
Partis à 9 heures, nous sommes arrivés à 17 heures et nous n’étions pas les derniers ! Les kilomètres les plus durs, n’étaient pas ceux où il fallait faire attention à cause des rapides, mais ceux d’après leur passage, où le débit de l’eau se ralentit, il fallait alors pagayer sans relâche pour arriver avant la tombée de la nuit.
Nous étions fourbus et éreintés à l’arrivée, Mady était méconnaissable, tellement elle était fatiguée.
Cette descente nous l’avons faite plusieurs fois et à chaque fois avec le même plaisir et avec les mêmes déboires.
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